06/02/2026
Nous n’avons aucune difficulté à reconnaître que certains artistes européens ayant vécu au Maroc au début du XXᵉ siècle, jusqu’à l’indépendance, participent eux aussi à l’histoire de l’art au Maroc. Bien que leurs œuvres aient été, à l’époque, rarement exposées sur le territoire marocain, leur circulation internationale a largement contribué à raconter le pays, ses traditions et ses usages, façonnant durablement une image de nos modes de vie.
Les œuvres de Bernard Boutet de Monvel en constituent une illustration exemplaire. Son langage plastique, nourri d’un esprit cubiste et d’une géométrisation maîtrisée, s’appuie sur une réalité locale qu’il ne déforme ni ne fantasme. Il en extrait au contraire une structure formelle rigoureuse, déployant une palette stylistique singulière qui inscrit son passage au Maroc dans une modernité affirmée.
Trente ans plus t**d, Édouard Edy-Legrand, à travers une approche expressionniste, adopte une démarche comparable, respectueuse des contextes humains et sociaux qu’il observe. Cette même posture traverse également le travail de plusieurs artistes présentés dans la vacation, parmi lesquels Jean Émile Laurent, Jean Gaston Mantel, et d’autres encore, dont les œuvres témoignent d’un regard moderne, attentif et situé sur le Maroc.
"Modernités Plurielles au Maroc", exposition jusqu'au 10 février, vente aux enchères le 11 février 17h à Casablanca.
En savoir plus : https://www.cmooa.com/Vente/modernites-plurielles-au-maroc?pages=vente