30/05/2026
Avez-vous déjà remarqué ce petit logo « Salamatouna » ou le marquage « Salama » sur certains produits industriels, pièces de rechange ou appareils électriques que vous achetez au marché ou en magasin ? Les journaux économiques en parlent régulièrement comme d'un grand pas pour la conformité et la protection de la production nationale. Mais si on démonte la machine pour regarder ce qu'il y a à l'intérieur avec nos yeux de citoyens, qu'est-ce que ça vaut vraiment ?
Derrière ce mot "Salama", il y a une réalité toute simple : la lutte contre la contrefaçon et les produits sous-standards qui inondent parfois notre quotidien. En tant que consommateur, j'y vois deux aspects essentiels :
1. Ce qui fonctionne (La barrière de sécurité) :
Soyons honnêtes, quand on achète un chargeur de téléphone qui explose après trois utilisations ou des plaquettes de frein contrefaites qui lâchent au premier virage, ce n'est pas juste une perte d'argent, c'est un danger de mort. Que l'État impose des contrôles stricts à l'importation et labellise les usines locales qui respectent les normes, c'est une excellente chose. Ça donne une boussole au citoyen et ça valorise les industriels sérieux qui produisent proprement chez nous au Maroc.
2. Les rouages qu'il faut encore huiler (L'accès et le prix) :
Si on pousse l'analyse plus loin, il y a un piège à éviter : la bureaucratie et le coût de la certification. Si obtenir le marquage "Salama" devient un parcours du combattant trop cher pour nos petites usines et nos TPME locales, on rate le coche. Les grands groupes s'en sortiront toujours, mais nos artisans et nos petits fabricants risquent de rester sur la touche. De plus, il faut s'assurer que le coût de ces contrôles ne soit pas bêtement répercuté sur le prix final payé par le citoyen, surtout en cette période où chaque dirham compte.
Le regard citoyen :
La sécurité des produits ne doit pas être un simple argument marketing pour faire joli sur les affiches des ministères. Pour que ce système soit une vraie réussite, le contrôle doit descendre sur le terrain, dans les souks et chez les grossistes, là où le citoyen moyen fait ses courses. Protéger le consommateur, c'est bien ; lui donner les moyens d'acheter des produits sûrs sans se ruiner, c'est encore mieux.
Le label est posé, les règles sont écrites. Maintenant, le vrai test, c'est l'application stricte et juste sur le marché pour que "Salama" ne soit pas juste un mot, mais une réalité dans chaque foyer marocain.
Vous regardez ces labels avant d'acheter vos appareils ou vos pièces de rechange ? Est-ce que vous faites confiance à ces certifications ? On attend vos avis en commentaires. 👇