25/03/2026
🟡La Fikambanan’ny Orinasa Malagasy (FOM) accélère son positionnement comme acteur clé du développement des petites entreprises. Réunie en assemblée générale à Antsahavola en fin de semaine dernière, l’organisation affiche une stratégie offensive pour 2026, articulée autour de trois priorités : élargir les opportunités, renforcer les formations et consolider les coopérations à l’échelle nationale.
🟡Pour sa présidente, Fiona Tsiranana, l’objectif est clair : « Nous voulons consolider la participation de nos membres et renforcer la coopération avec nos partenaires. » Une manière d’affirmer que la FOM ne se limite plus à un rôle d’animation, mais ambitionne de structurer durablement le tissu des TPE et PME.
🟡Dans un environnement où les petites entreprises peinent encore à accéder aux outils de gestion, au financement et aux marchés, la FOM mise sur le renforcement des capacités. Chaque semaine, formations et échanges réunissent entrepreneurs et partenaires. « Nous portons la voix des PME dans les grands projets et encourageons de nouvelles collaborations », insiste Fiona Tsiranana. Derrière cette déclaration, une stratégie assumée : faire émerger des entreprises capables de s’insérer dans les chaînes de valeur nationales et internationales.
🟡L’intégration de la FOM au Conseil national de l’industrialisation marque un tournant. Pour la présidente, cette avancée ouvre un espace inédit : celui où les petites structures peuvent enfin peser dans les décisions économiques. « Notre ambition est de construire un environnement solide pour les TPE et PME et de stimuler leur rôle dans le développement économique et environnemental du pays », explique-t-elle. Un discours qui traduit une volonté de repositionner les petites entreprises comme moteurs de croissance, et non plus simples acteurs périphériques.
🟡Avec dix antennes déjà déployées à travers Madagascar, la FOM renforce son ancrage local. Une expansion qui répond à une logique simple : rapprocher l’accompagnement des réalités du terrain. Cette stratégie territoriale vise aussi à soutenir des secteurs clés comme l’agriculture, les coopératives ou les petites unités de production, souvent éloignés des dispositifs classiques d’appui.
🟡Si la FOM multiplie les initiatives, la question du financement reste centrale. L’organisation mise sur des partenariats avec les banques et sur une meilleure visibilité internationale pour faciliter l’accès aux ressources. Mais entre ambitions affichées et contraintes structurelles, l’équation reste complexe. La FOM avance, mais sous pression : celle d’un tissu entrepreneurial qui attend des résultats concrets. En toile de fond, un enjeu majeur : transformer les promesses d’accompagnement en véritable levier de croissance pour des milliers de petites entreprises malgaches.