11/05/2026
PARLONS EN DETAIL SES ACTVITES GENERATRICES DE REVENUS
ne saute pas ...lit jusqu'à la fin..
Les organisations internationales et les ONG utilisent les activités génératrices de revenus (AGR) depuis les années 1970–1980, surtout après les grandes crises de pauvreté en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
L’idée était simple : au lieu de seulement donner de l’aide alimentaire ou des dons ponctuels, aider les populations à créer de petites sources de revenus durables :
- élevage,
- agriculture améliorée,
artisanat,
- petit commerce,
- couture,
- transformation alimentaire,
- microcrédit,
- coopératives, etc.
Des organisations comme Banque mondiale, Programme des Nations Unies pour le développement, UNICEF, CARE ou BRAC ont énormément développé cette approche.
Est-ce qu’il y a eu des résultats palpables ?
Oui, il y a eu des résultats réels
Dans plusieurs pays, certaines AGR ont permis :
à des familles de manger plus régulièrement,
d’envoyer les enfants à l’école,
de réduire la dépendance à l’aide extérieure,
d’augmenter l’autonomie des femmes,
de créer de petites économies locales.
Un exemple célèbre est le microcrédit développé par Grameen Bank avec Muhammad Yunus au Bangladesh.
Des millions de femmes ont pu lancer de petits commerces.
Dans certains villages africains, des AGR bien suivies ont réellement changé le niveau de vie local.
Mais pourquoi beaucoup de pays pauvres restent pauvres ?
C’est là que la réalité devient plus complexe.
1. Beaucoup d’AGR restent trop petites
Souvent les projets financent :
quelques poules,
une machine à coudre,
un petit étal,
une petite culture.
Cela aide à survivre… mais pas toujours à sortir durablement de la pauvreté.
On crée souvent une micro-survie économique, pas une véritable transformation industrielle ou économique.
2. Les projets durent parfois seulement quelques années
Quand :
le financement s’arrête,
l’ONG part,
le suivi disparaît,
beaucoup d’activités s’effondrent.
3. Trop de personnes font les mêmes activités
Dans plusieurs régions pauvres :
tout le monde vend la même chose,
tout le monde élève les mêmes volailles,
tout le monde fait le même petit commerce.
Résultat :
marché saturé,
bénéfices faibles,
concurrence entre pauvres.
4. Les vrais problèmes structurels restent parfois non résolus
Les AGR seules ne suffisent pas si un pays manque :
d’électricité fiable,
d’industries,
de routes,
de stabilité politique,
d’éducation technique,
d’accès au marché,
de bonne gouvernance.
Donc sincèrement, quel est le bilan ?
Le bilan est mitigé.
Les AGR réussissent souvent à :
réduire l’extrême pauvreté immédiate,
améliorer la résilience,
aider certaines familles.
Mais elles échouent souvent à :
transformer toute une économie,
créer une vraie classe moyenne massive,
industrialiser les pays pauvres.
Beaucoup d’experts disent aujourd’hui que :
“Les AGR seules ne développent pas un pays.”
Pour développer durablement un pays, il faut aussi :
des entreprises solides,
de la production locale,
de l’industrie,
des infrastructures,
une bonne gouvernance,
une éducation de qualité,
des emplois stables.
Une critique fréquente est que certains programmes d’AGR ont parfois maintenu les populations dans une logique de “petits projets de survie” au lieu de construire une économie forte et compétitive.
Mais à l’inverse, sans ces programmes, des millions de familles auraient probablement vécu dans des conditions encore plus difficiles.
Donc :
oui, il y a eu des résultats concrets,
mais non, cela n’a pas suffi à éliminer durablement la pauvreté dans beaucoup de pays.