04/08/2026
Plus de 40% de prime par action : ce chiffre suffit à comprendre pourquoi l’AMF a examiné de près les achats réalisés juste avant l’annonce d’une cession de contrôle.
La décision rappelle d’abord un point central : en matière d’abus de marché, l’information peut être considérée comme précise avant la finalisation complète de l’opération. Des offres non engageantes, si elles rendent l’opération raisonnablement envisageable et permettent d’anticiper un effet sur le cours, peuvent déjà faire naître une information privilégiée.
Elle précise aussi la méthode de preuve retenue par la commission des sanctions. La détention d’une information privilégiée n’a pas à être démontrée uniquement par une preuve directe. Un faisceau d’indices peut suffire : opérations inhabituelles, chronologie des achats et des ventes, circuit plausible de transmission, absence d’explication convaincante.
Le point pratique est clair : la prévention repose sur la traçabilité des échanges, l’identification des personnes exposées à l’information sensible et l’analyse rapide des opérations atypiques. Cette grille de lecture est utile pour les émetteurs, les dirigeants et les investisseurs qui veulent mieux comprendre le raisonnement du régulateur.
La commission des sanctions de l’AMF sanctionne deux personnes physiques pour des opérations d’initié