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Opera by AHRIMAssoc des Acteurs de la Location Saisonnière de l'île Maurice - AalsimHuman Resource Development Council -...
07/10/2026

Opera by AHRIM
Assoc des Acteurs de la Location Saisonnière de l'île Maurice - Aalsim
Human Resource Development Council - HRDC

À tous ceux qui font vivre, évoluer et décider de l’avenir de l’industrie touristique mauricienne — professionnels de l’hôtellerie et du tourisme, propriétaires d’hôtels, General Managers, responsables RH et décideurs du secteur.

En lisant cet article sur le parcours d’Emmanuel Elix et sa nouvelle responsabilité à Bali, je me suis posé une question qui dépasse largement son parcours personnel.

Lorsqu’un professionnel atteint un niveau de responsabilité aussi élevé, il est naturel qu’il regarde aussi ce que son expérience, ses compétences et ses responsabilités valent réellement sur le marché.

Combien aurait été rémunéré à Maurice un General Manager capable de diriger une opération de l’envergure de Luna Beach Club à Bali ?

Je ne prétends pas avoir la réponse. Et la comparaison ne peut évidemment pas se limiter au salaire : il faudrait considérer le package global, les avantages, le coût de la vie, les responsabilités, les perspectives de carrière et la dimension internationale du poste.

Mais une chose mérite réflexion.

Nous avons à Maurice des professionnels qui construisent leur carrière à l’international et accèdent à des responsabilités considérables dans de grandes destinations touristiques.

La question n’est donc pas seulement : pourquoi partent-ils ?

Mais aussi :

Sommes-nous capables, à Maurice, de retenir et de valoriser suffisamment nos meilleurs talents ?

La rémunération n’est qu’un élément de cette équation. La reconnaissance, les responsabilités, les perspectives d’évolution et la qualité du cadre professionnel comptent également.

J’aimerais donc connaître le point de vue de ceux qui dirigent aujourd’hui notre industrie touristique : propriétaires, General Managers, responsables RH et décideurs.

Comment voyez-vous cette question de la rémunération et de la fidélisation de nos talents hôteliers ?

Parce qu’au fond, il ne s’agit pas seulement de savoir pourquoi nos talents partent.

Il s’agit de savoir ce que nous sommes prêts à faire pour qu’ils aient envie de rester.

Une industrie qui veut être compétitive à l’international doit aussi savoir reconnaître la valeur de ceux qui la font vivre.

Un hôtel peut être durable.Une destination ne peut pas l’être avec un lagon malade.Les grands groupes hôteliers ont fait...
05/09/2026

Un hôtel peut être durable.
Une destination ne peut pas l’être avec un lagon malade.

Les grands groupes hôteliers ont fait de la sustainability une stratégie.

Ils en ont fait un engagement.

Ils en ont aussi fait un argument marketing.

Mais la durabilité ne se proclame pas.
Elle se constate.

Pas dans un rapport ESG.

Dans le lagon.

Pas dans une brochure.

Dans le récif.

Pas dans un discours.

Sur nos plages.

Un hôtel peut économiser l’eau.

Réduire le plastique.

Trier ses déchets.

Mais si le lagon se dégrade devant sa porte, quelque chose ne fonctionne pas.

Ce n’est pas seulement un problème environnemental.

C’est un problème touristique.

Les hôtels ne sont pas responsables seuls des algal blooms.

Mais ils bénéficient directement de ce que le lagon offre.

À bénéfice collectif doit répondre une responsabilité collective.

Le lagon n’est pas le décor de l’hôtel.

Il est son capital naturel.

Le protéger n’est donc pas une dépense.

C’est un investissement.

Pourquoi les grands groupes hôteliers ne participeraient-ils pas davantage au monitoring scientifique du lagon ?

Pourquoi ne pas financer davantage la recherche ?

Pourquoi ne pas partager leurs données ?

Pourquoi ne pas unir leurs moyens à ceux de l’État, des scientifiques, des pêcheurs et des communautés côtières ?

La mer ne connaît pas les frontières des propriétés hôtelières.

La pollution non plus.

Les algues non plus.

La responsabilité non plus.

L’État doit réguler.

La science doit mesurer.

L’industrie doit agir.

Les communautés doivent être associées.

Personne ne peut sauver seul un écosystème.

Il faut surtout sortir d’une illusion.

Nous ne vendons pas des chambres.
Nous vendons Maurice.

Nous vendons un lagon.

Une biodiversité.

Un paysage.

Une expérience.

Une hospitalité.

Nous vendons une promesse.

Et cette promesse repose sur un patrimoine que nous ne possédons pas individuellement.

Nous en sommes les dépositaires.

Alors la question n’est plus :

« Combien de touristes pouvons-nous accueillir ? »

La vraie question est :

« Quel environnement sommes-nous prêts à leur laisser ? »

La sustainability ne doit plus être seulement une manière de vendre notre conscience environnementale.

Elle doit devenir une manière de préserver notre avenir touristique.

Car demain, le touriste ne regardera pas notre rapport ESG.

Il regardera notre lagon.

Et le lagon, lui, ne fera pas de marketing.

Il dira simplement la vérité.

Pas de lagon vivant, pas de tourisme durable.










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