28/07/2022
La récursivité est une notion que j'aime particulièrement, car elle fait appel à la récursivité. 🤩
Après tout, pourquoi aimer sans fin sans pour autant aimer sans début ? Tous ces sans, que je vous assène, bon sang, forment un ballet incessant, pourtant sans scène.
Ce sans privatif dont je vous livre un spectacle indécent, en public et sans me priver, a pourtant pour rôle de montrer les absents. Quoi de pire que de se trouver sans inspiration? de se ronger les sangs sans cette essence. qui donnerait alors un sens à mon propos ?😅
Fort à propos, ma plume sans propos est alors libre de respirer et de circonvenir les maux de la page blanche, la page sans mots. Mon sang ne fait qu'un tour, et je repense à Maupassant, dans Bel Ami, décrivant le jeune Duroy chez lui, en proie à cette hantise sans inspiration. La magnifique rhétorique d'un esprit aux idées pléthoriques et pourtant à la plume sans mots qui tire-bouchonne.
Cette mise en arrêt torique est ce qui est pour moi la plus belle des figures de rhétorique : la mise en abyme, et nous en revenons naturellement à la récursivité...
Merci de votre attention! 😁