14/10/2026
Saviez-vous que nos deux grands voisins du Pacifique ne taxent pas les héritages ?
L’Australie a aboli ses droits de succession dès 1979. La Nouvelle-Zélande a suivi en 1992.
Et ils sont loin d’être seuls : la Suède et l’Autriche les ont supprimés dans les années 2000, la Norvège en 2014, tout comme Singapour et Hong Kong.
Le Canada, lui, n’applique pas de droits de succession à proprement parler, mais impose les plus-values latentes au décès. Le Portugal exonère les transmissions en ligne directe.
À l’autre bout du spectre, la France métropolitaine applique l’une des fiscalités successorales les plus lourdes des pays développés, avec des taux pouvant atteindre 45 % en ligne directe au-delà des abattements, et 60 % entre personnes sans lien de parenté.
Et la Nouvelle-Calédonie dans tout ça ?
Notre territoire, qui vote sa propre fiscalité, applique déjà un régime successoral spécifique, distinct de celui de la métropole, avec notamment une exonération du conjoint survivant et des abattements qui lui sont propres.
Et le débat public local s’est récemment emparé de la question d’un allègement supplémentaire, voire d’une suppression. Un sujet que nous suivrons avec attention s’il venait à se traduire en texte.
Moralité : il n’existe pas de fatalité fiscale en matière de transmission. Chaque cadre est un choix de société, et chaque cadre évolue.
Une certitude en revanche ne change jamais : quel que soit le régime applicable, une transmission anticipée et organisée sera toujours mieux traitée qu’une transmission subie.
David