25/07/2014
La taxinomie de Chesterman (1997
Chesterman distingue trois groupes de
stratégies :
• les stratégies syntaxico-grammaticales,
qui reposent principalement sur des manipulations au niveau de la forme ;
exemple : la traduction littérale ou la transposition ;
• les stratégies sémantiques
qui relèvent de manipulations au
niveau du sens ; exemple : la paraphrase, la concentration ou
la dilution ;
• les stratégies pragmatiques,
qui ont à voir avec la sélection de l’information à inclure dans le texte d’arrivée et qui sont déterminées par ce que le traducteur pense être les besoins et les attentes des receveurs ; exemple : l’explicitation ou l’implicitation, l’ajout ou l’omission.
Chesterman (1997) souligne que ces groupes de stratégies peuvent
se chevaucher et qu’une manipulation textuelle peut relever de plu-
sieurs stratégies. Cela semble particulièrement vrai pour les stratégies pragmatiques.
À notre avis, cette taxinomie présente divers avantages par rapport
aux tentatives précédentes de rendre compte des stratégies textuelles.
Ce qui, auparavant, relevait de différentes catégories – procédé technique, procédé ou technique tout court, procédé de transfert ou
stratégie de traduction – se retrouve ici regroupé sous une seule et même appellation. Ainsi, l’explicitation, la dilution et la concentration
sont toutes considérées comme des stratégies, mais classées dans
différents groupes de stratégies et appartenant, dès lors, à différentes hiérarchies.
Un bémol toutefois : la traduction littérale figure parmi les
stratégies de traduction. Or, nous venons de signaler qu’on pourrait
avoir intérêt à réserver ce terme pour référer au résultat global de
l’opération de traduction (...)
Alexander Künzli