23/01/2026
aujourd’hui en France (et ailleurs en Europe), on voit des Chinois, Pakistanais, Indiens ou Arabes vendre :
du manioc,
de l’attiéké qui est le gari chez nous ,
de l’huile de palme
… à des Africains, alors que ces produits ne viennent même plus d’Afrique.
Comment est-ce possible ?
Parce que nous avons abandonné la chaîne de valeur.
1️⃣ Les matières premières africaines
– Manioc, palmier à huile, riz, etc.
sont souvent :
exportées à bas prix,
ou copiées ailleurs (Asie, Amérique latine).
2️⃣ La transformation se fait hors d’Afrique
Le manioc est transformé en Asie
L’huile de palme est raffinée hors d’Afrique
L’attiéké est industrialisé ailleurs
👉 Ensuite, ces produits reviennent vers nous, plus chers,
vendus par ceux qui ont investi dans l’industrie, pas par ceux qui ont la terre.
3️⃣ Les Africains deviennent des consommateurs de leur propre culture
Nous consommons nos goûts
mais sans contrôler la production,
ni la transformation,
ni la distribution.
Frères et Sœurs,
Mettons-nous au service de la terre, de la pêche et de l’entrepreneuriat industriel.
Inventons, créons et écrivons notre propre histoire.
Notre véritable or, c’est la terre.
Valorisons-la.
Valorisons les métiers qui nous ont fait grandir,
les métiers de nos mamans, de nos pères, de nos oncles.
Honorons le commerce de nos mamans,
le travail humble mais digne,
celui qui a nourri des générations entières.
À nous, générations 80 – 90 – 2000,
il ne s’agit pas de renier le passé,
mais de le moderniser intelligemment :
transformer de façon semi-industrielle,
bâtir de vraies structures,
créer des entreprises solides et durables.
Nous sommes la génération de la mondialisation.
Nous avons le savoir, l’énergie et la vision.
Alors mettons-nous debout.
Produisons.
Transformons.
Consommons local.
Bâtissons l’avenir avec nos propres mains.
L’Afrique se relève par le travail.
Le Congo se construit par sa jeunesse.