16/02/2022
L'ampleur d'un Gâchis.
La Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye étaient amené à s'organiser pour la création d'une Union d'un Maghreb Arabe, sur un territoire d'un quart plus vaste que celui de l'Europe. Sa population était de 90 millions en 2012 et les Nations Unies prévoient une augmentation de 50% qui la portera à 150 millions d'habitants en 2050.
On voyait aussitôt les avantages d'une telle union. - Un très vaste territoire. - Une homogénéité culturelle, avec notamment une unité linguistique et religieuse. - Une population jeune, généralement bien éduquée et en pleine expansion. - Les moyens financiers grâce aux ressources naturelles.- Un important potentiel énergétique, industriel et agricole. - La proximité des marchés Européens et Africains. - Le soutient de la communauté internationale.
Et en suite ?
La suite c'est un échec politique puisque le conseil des chefs d’États, n'a pu se réunir qu'une seule fois depuis 1994. La tentative Tunisienne en 2012 est aussi vite avortée. L'Algérie refusait au président tunisien d'aborder les problèmes de fond sur le Sahara marocain.
Les conséquences d'un échec qui n'est en réalité qu'un embargo maquillé, affaibliront économiquement tous les pays maghrébins et priveront les pays de la région de ressources supplémentaires. Les échanges commerciaux entre les pays concernés ne dépasseront plus jamais les 3%, quand ils atteignent au même temps, 70% avec l'Europe. Pour exemple: L'Algérie armée de ses pétrodollars achètera en 2011/2012 et 2013, 50% de ses fruits et légumes à l'Espagne et seulement 0,6% au Maroc ou la Tunisie. De son coté le Maroc qui détient la moitié des réserves du phosphate au monde, est obligé d'aller chercher dans les quatre coins de la planète du souffre et de l’ammoniaque pour transformer son phosphate en engrais de l'énergie, puisque l'Algérie refuse de lui fournir.
Ce manque de complémentarité à fait perdre à toute la région de son poids dans le monde. Des 2% des exportations mondiales nous sommes passés à 0,5% en 2012. La banque mondiale estime aujourd'hui que la région perd chaque année 4% de son PIB.
L'idiotie de maintenir fermée la frontière entre le Maroc et l'Algérie est un manque à gagner de 900 millions de dollars en droit de douane et par an à l'Algérie. Elle a également détruit plus de 350 milles emplois dans les deux pays et privée tous les pays du Maghreb, d'une création de 3,5 millions de nouveaux emplois estiment les experts. Une désunion maghrébine qui a aussi freiné les investissements étrangers et favorisé les fuites des capitaux.
Certains pays comme la Tunisie ou le Maroc n'ont eu plus le choix que de faire appel aux capitaux étrangers pour moderniser l'industrie, la technologie, leurs infrastructures et leur agriculture pour ne devoir compter que sur eux mêmes. De nos jours grâce à leurs efforts, le FMI estime à 70 milliards $ les investissements marocains en Afrique. 32 Milliards pour l’Égypte. 28 milliards pour la Tunisie. 23,5 pour la Mauritanie et 21,5 milliards pour l'Algérie qui avait choisi de tourner le dos au continent.
De sa part, la commission économique de l'ONU pour l'Afrique estimait que l'Union du Maghreb allait permettre une multiplications par dix les exportations marocaines et une augmentation de 5% du PIB de tout le Maghreb. Que cela aussi éviterait en 2050 une pression démographique, des explosions sociales, les faiblesse d’investissement et elle représentait la meilleure solution au problème de l'emploi pour la main d’œuvre non qualifiée et l'immigration clandestine.
Sources / Archives ONU