16/09/2025
Une amie me demandait récemment en quoi consiste l'UX design...
Le terme reste opaque, il est vrai, d'autant que l'on a tendance à utiliser l'abréviation (UX) par habitude, ce qui n'aide en rien.
Il m'arrive d'employer certaines métaphores qui facilitent la compréhension, comme celle du monde du BTP où le travail de l'architecte est comparable dans une certaine mesure à celui de l'UX designer. (User Experience designer).
Mais hier, j'ai expliqué à mon amie que l'UX designer (l'ergonome) s'évertue à éliminer toute friction des interfaces qu'on lui confie.
Je pensais que cela l'aiderait à mieux saisir la teneur de nos interventions... mais non.
Je lui ai donc dit qu'il s'agit de ces petites (ou grandes) sources d'agacement ou de contrariétés que l'on peut rencontrer lors de ses pérégrinations dans un site web ou un logiciel.
L'exemple qui m'est alors venu à l'esprit, c'est cette pop-up de Microsoft Office, qui propose d'enregistrer ses fichiers sur OneDrive par défaut.
Il se trouve qu'elle a pour habitude d'enregistrer ses fichiers sur son PC, et se voit donc obligée de faire 4 ou 5 clics inutiles, tous les jours, 2 ou 3 fois par jour. (Et ça c'est bien agaçant à la longue).
Dans cet exemple, il s'agit d'un choix visant à pousser les utilisateurs à acheter un produit. (On peut parler de Dark Pattern d'ailleurs ici).
Ceci dit, la majeure partie du temps, ces frictions ne sont pas créées volontairement.
Un bouton mal placé que l'on ne voit pas, un parcours trop long, un champ de saisie mal nommé, un jargon trop expert... Voilà autant d'exemples de frictions qui ralentissent, agacent ou énervent l'utilisateur.
(Certains se tournent vers la concurrence à cause de cela).
Bref, en tous les cas, avec cet exemple, j'avais gagné : elle rattachait enfin l'expérience utilisateur à un cas concret de son quotidien.