05/06/2025
𝐃𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬
En Tunisie, la pollution du paysage urbain et du paysage naturel, notamment les plaines situées à proximité des agglomérations urbaines, les îles et les plages, par les sacs et sachets, les films
et les bouteilles en plastique est une situation qui dure depuis plus de 20 ans. Elle a des impacts négatifs sur la santé humaine, la qualité de la vie, l’agriculture, et le tourisme. Les pouvoirs
publics s’efforcent depuis quelques années à traiter ce problème, progressivement, par l’interdiction de l’utilisation des sachets de caisse au niveau des GMS et la prohibition de leur fabrication.
Les effets environnementaux néfastes des emballages en plastique posent le problème de la gestion des déchets : collecte et traitement.
𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐮𝐱 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞𝐬
Les textes législatifs et réglementaires qui encadrent le secteur des emballages en plastique et la gestion des déchets solides sont notamment les suivants :
-La Loi n° 96-41 du 10 juin 1996, relative aux déchets et au contrôle de leur gestion et de leur élimination
-Décret n° 2001-843 du 10 avril 2001, modifiant le décret n° 97-1102 du 2 juin 1997, fixant les conditions et les modalités de reprise et de gestion des sacs d'emballage et des emballages utilisés
-Arrêté du ministre de l’Environnement et du Développement durable du 17 janvier 2007 relatif aux cahiers des charges fixant les conditions et les modalités d’exercice des activités de collecte, de transport, de stockage, de traitement, de recyclage et de valorisation des déchets non dangereux.
-Décret gouvernemental n°32 du 16 janvier 2020 relatif à d’interdiction des sacs plastiques à usage unique ;
𝐥𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐄𝐜𝐨𝐥𝐞𝐟
« Ecolef » C’est un dispositif qui a été créé en 2001 dans le but d’éviter le recours à l’enfouissement des déchets recyclables dans les décharges contrôlées, de promouvoir la participation du secteur privé dans le domaine de la valorisation et du recyclage des déchets.
La plupart des quantités sont collectées par les chiffonniers, communément appelés « Barbéchas », à partir des ménages ou des décharges. l’ANGeD assure par la suite la distribution égale de ces quantités aux recycleurs.
Certains industriels utilisent des matières premières recyclées pour la fabrication de leurs produits pour usage autre que le secteur agroalimentaire.
Malgré les acquis et les efforts déployés, les performances du système actuel restent très limitées. Notamment, si en prend compte des infimes quantités collectées alors que les emballages, surtout ceux en plastique, continuent à envahir notre environnement à une vitesse ahurissante.
Il est à signaler que les industriels, conscients de l’importance des déchets tentent d’exploiter le gisement des déchets qu’ils produisent en investissant dans des systèmes de recyclage internes.
Cependant, parmi la population, peu de gens fournissent des efforts pour effectuer le tri et peu de gens font l’effort de s’en passer des emballages en plastique, bien que sensibilisée aux impacts négatifs des déchets en général et ceux du de plastique en particulier.
L’absence d’instauration d’un système de tri à l’échelle communale, n’encourage pas, non plus, la population à faire le tri.
Si le tri venait à être imposé on ferait une économie importante de déchets envoyés vers les décharges publiques. Celles-ci pourraient, par conséquence, être moins chargées et bénéficier d’une plus longue période d’exploitation.