Federico Renzo Grayeb

Federico Renzo Grayeb Business professional with 20+ years of global experience. Consultant on conscious leadership. Autho I am a founding member of Conscious Capitalism Brazil

I am a business leader who has held key positions in major pharmaceutical companies in Europe, United States, and Latin America, and have more than twenty years of experience turning around businesses by improving the working climate. I previously served as general manager of Novo Nordisk in Argentina, which in 2003 was selected as the Best Company To Work For(r) and remained in the top five liste

d over the following four years under my watch. Since 2007, I have overseen the Latin American operations of Novo Nordisk from Brazil, also recognized as one of the best companies to work for in that area.

09/21/2020
08/25/2020

«Les mots d'une grande dame, Marie de Hennezel, écrivain et psychologue qui éclaire notre regard sur la situation de notre monde sous COVID.» (André Weill)

Extrait du journal "le Monde" du 04 mai 2020 :

«L’épidémie de Covid-19 porte à son paroxysme le déni de mort. Fustigeant la "folie hygiéniste" qui, sous prétexte de protéger les plus âgés, leur impose des "conditions inhumaines", l'écrivaine et psychologue estime que la crise sanitaire met à mal le respect des droits des personnes en fin de vie.»

«Si le déni de mort est une des caractéristiques des sociétés occidentales, l'épidémie due au SARS-CoV-2 illustre son paroxysme. Depuis la seconde guerre mondiale, ce déni n'a fait que s'amplifier, avec le progrès technologique et scientifique, les valeurs jeunistes qui nous gouvernent, fondées sur l'illusion du progrès infini, la promotion de l'effectivité, de la rentabilité, du succès. Il se manifeste aujourd'hui par une mise sous silence de la mort, une façon de la cacher, de ne pas y penser, avec pour conséquence une immense angoisse collective face à notre condition d'être humain vulnérable et mortel.

Ce déni de la mort a eu trois conséquences. D'abord au niveau individuel, il n'aide pas à vivre. Il appauvrit nos vies. En faisant comme si la mort n'avait pas d'incidence sur notre manière de vivre, nous croyons vivre mieux, mais c'est l'inverse qui se produit. Nous restons souvent à la surface des choses, loin de l'essentiel. Ensuite, ce déni entretient une illusion, celle de la toute-puissance scientifique et technologique, celle du progrès infini. Avec ce fantasme incroyable : imaginer qu'un jour on pourrait avoir raison de la mort. Enfin, le déni de la mort nous conduit à ignorer tout ce qui relève de la vulnérabilité. Il est responsable d'une perte d'humanité, d'une perte de la culture de l'accompagnement, avec les souffrances qui y sont associées.

Dès 1987, avec l'arrivée des soins palliatifs en France, a commencé un long combat pour sortir de ce déni. En 2005, lors de son audition au Parlement, en vue de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (dite loi Leonetti), la sociologue Danièle Hervieu-Léger avait eu cette réflexion : « Le déni de la mort se venge en déniant la vie. La mort qui n'a pas sa juste place finit par envahir toute l'existence. Ainsi notre société est-elle devenue à la fois thanatophobe et mortifère. » Le déni a pourtant perduré.

L'épidémie actuelle l'illustre factuellement. La peur de la mort domine. Au lieu de considérer comme notre destin à tous, une réalité sur laquelle il faut méditer car elle est inéluctable, la mort devient l'ennemi à combattre. Faut-il pour autant ne pas se protéger ni protéger les autres, évidemment que non. Mais cette responsabilité doit être laissée à chacun et non édictée par un pouvoir médical devenu tout-puissant, qui poursuit aujour d'hui son fantasme d'éradiquer la mort, de préserver la vie à tout prix, au détriment de la liberté de la personne. Les acquis sur la dignité du mourir et le respect des droits des personnes en fin de vie sont brutalement mis à mal.

Je ne remets pas en cause l'acharnement avec lequel médecins et soignants, au risque de leur propre vie, soignent des patients qui ont encore envie de vivre. Je remets en question la folie hygiéniste qui, sous prétexte de protéger des personnes âgées, arrivées dans la dernière trajectoire de leur vie, impose des situations proprement inhumaines. Cela a-t-il un sens de confiner une personne âgée qui, dans son for intérieur, est relativement en paix avec l'idée de mourir, comme c'est le cas pour beaucoup ? De l'empêcher de vivre les dernières joies de sa vie, voir ses enfants, les embrasser, voir ses amis, continuer à échanger avec eux ? Leur demande-t-on leur avis, leur choix ? Demande-t-on aux proches ce qui est plus important pour eux : prendre le risque d'attraper le Covid-19 en prenant une dernière fois dans ses bras un parent aimé et lui dire au revoir ? Ou se protéger au risque d'une culpabilité qui les empoisonnera pour longtemps ? Ce déni de la mort est dramatique et le combat contre la mort est vain.

Nous ne mesurons pas les souffrances qui naîtront de l'érosion de l'humain quand la distanciation sociale sera devenue la norme, comme des inégalités que cette peur de la mort aura induites, les désespoirs, les dépressions, les violences, les envies de su***de. Nous réaliserons après le confinement le mal qui aura été fait en privilégiant la vie au détriment de la personne. Car qu'est-ce qu'une personne ? Sinon un être humain qui, se sachant mortel, et méditant sur sa finitude, est renvoyé à l'essentiel, à ses priorités, à ses responsabilités familiales, aux vraies questions sur le sens de son existence.

Heureusement, quand notre société aura atteint le pic du déni de la mort, s'amorcera un déclin.

Nombreux sont ceux qui, déjà dans le silence de leur confinement, méditent aujourd'hui sur le sens et la valeur de leur existence, sur le genre de vie qu'ils ont vraiment envie de mener. Une vie de retour aux choses simples, une vie où le contact avec ceux que l'on aime compte plus que tout, où la contemplation du beau et de la nature participe à la joie de vivre. Une vie où l'on n'abandonne pas les plus vulnérables, où la solidarité humaine l'emporte. Une vie qui respecte les rites essentiels qui ponctuent l'existence et rassemble la communauté des vivants : la naissance, le mariage, la mort. Une vie où le devoir d'accompagnement de ceux qui vont mourir impose naturellement la présence, les mots d'adieu, bref d'entrer dans ce que le psychanalyste Michel de M'Uzan (1921-2018) appelait «l'orbite funèbre du mourant.»
Marie de Hennezel

01/08/2020
☑️ There is a lot of talk around the importance of motivation at the workplace: how to motivate people, but most importa...
01/06/2020

☑️ There is a lot of talk around the importance of motivation at the workplace: how to motivate people, but most important, how motivation plays a crucial role in our success.
But expecting, or worse, demanding approval or recognition from other people is a dead end. It’s outside our circle of control.

And anchoring our self-worth on something so precarious is a sure way to unhappiness. We have to base our appreciation on the actions we take in service of what you know is right, and on being the person you know it’s right to be — nothing less, nothing more.

“ Man’s biggest temptation is passivity, and so much of our lives are spent fighting that lie or trying to live up to th...
01/03/2020

“ Man’s biggest temptation is passivity, and so much of our lives are spent fighting that lie or trying to live up to that lie.”

¡Out with the old, in with the new, may you be happy the whole year through!¡Happy New Year!
12/31/2019

¡Out with the old, in with the new, may you be happy the whole year through!
¡Happy New Year!

New Year's resolution:➡️ Child: in the future, I will do better. Grown-up: I demand the best for myself now. Do not let ...
12/30/2019

New Year's resolution:
➡️ Child: in the future, I will do better. Grown-up: I demand the best for myself now. Do not let your inner child put more stuff off.

How long are you going to wait before you demand the best for yourself?  Do not wait for the New Year to come. Why defer...
12/27/2019

How long are you going to wait before you demand the best for yourself? Do not wait for the New Year to come. Why defer improvement for a later day? Or is it perhaps that your new plans are not coming from an internal conviction?

➡️ Many business leaders do not want to expose their weaknesses. They operate on the illusionthat they need to appear as...
12/22/2019

➡️ Many business leaders do not want to expose their weaknesses. They operate on the illusion
that they need to appear as though they know everything all the time, or else people will
question their abilities, their knowledge, and ultimately their leadership skills. But by
attempting to hide their weaknesses, leaders do not understand that all they do is to project a
lack of integrity. Their teams already know very well the shortcomings of their leaders, and the
attempt to conceal them will only generate a lack of trust.

👉We may be able to recognize our strengths to a certain extent, but it takes a more significanteffort to accept what we ...
12/18/2019

👉We may be able to recognize our strengths to a certain extent, but it takes a more significant
effort to accept what we cannot do or become, even if we want to. But contrary to common
sense, we will be able to increase our self-confidence by acknowledging our weaknesses. The
more we know about our shortcomings, the stronger our level of self-esteem. Contrary to the
know-it-all leader, self-aware leaders can hire people that can compensate for what they know
they lack. Is this a good indicator of the future success of a company?

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